André Eijberg, sculpteur
Un Blog consacré à l'oeuvre d'
André Eijberg
Sculptures et Dessins
André Eijberg est né en 1929.
Ce blog est destiné à illustrer simplement mais le plus largement possible l'oeuvre d'André Eijberg.
Bientôt, la parole sera aussi laissée à l'artiste qui, au fil du temps, nous parlera un peu plus en détail de son oeuvre, de sa vision de l'Art. Il nous parlera également de sa recherche et des techniques qui mènent à l'Oeuvre d'art ... ou, mieux peut-être, à l'oeuvre d'homme.

André Eijberg dans son atelier à LA HULPE
Depuis janvier 2009, 6784 pages de ce blog ont été lues
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Pour prendre contact avec la famille d'André Eijberg :
andre.eijberg@skynet.be
Toutes les illustrations de ce blog sont reproduites avec l'aimable autorisation de
André Eijberg
Décès d'André Eijberg

Evocation de Roger-Pierre Turine
André EIJBERG s'en est allé...

André Eijberg n'est plus...
4 avril 1929 - 31 janvier 2012
Après de longs mois de lutte contre la maladie,
André Eijberg s'en est allé, doucement, épuisé...
Son dernier combat, il l'a mené avec une force tranquille,
aidé au quotidien par son épouse Aurelia, en partageant
avec elle un courage exceptionnel.
Tous les Amis d'André Eijberg disent leur émotion
et leur tristesse à son épouse et à ses enfants.
*
* *
Pour lire le faire-part, cliquer sur le lien :
Archange à La Hulpe
Bientôt (voir ci-dessous) un Archange à La Hulpe...
Depuis quelques mois, la Commune de La Hulpe s'est inscrite dans un parcours "terre de sculpture". Le but est de mettre en valeur dans des lieux publics des oeuvres d'artistes, en commençant par ceux ayant (eu) un lien avec La Hulpe. Lorsque l'ambition sera devenue réalité, l'attrait de la commune au niveau touristique sera incontestablement renforcé.
Le "Possidere" de Wolfers au rond-point de la gare, l'"Homme qui marche" de Folon au rond-point de la chaussée de Bruxelles, à hauteur du château de La Hulpe sont les premières étapes marquantes et réussies de ce projet.
Depuis peu, l'entrée du village en venant de Waterloo met à l'honneur ce La Hulpois d'adoption qu'est André Eijberg. En effet, c'est au rond-point Pierre de Caters, situé à l'entrée du domaine Nysdam où celui-ci habita, qua été érigé un magnifique bronze intitulé "Archange". Rappelons-le, le baron de Caters fut le premier pilote d'aviation belge.
Le photo-montage réalisé permet déjà d'augurer le nouveau look de cette Porte de La Hulpe.

Photo-montage
L'Archange est là...
Le 15 novembre, le bronze d'André Eijberg a été mis en place au rond-point de Caters à La Hulpe. Les travaux d'aménagement de l'espace sont en cours. Voici les premières photos de l'oeuvre in situ.
Exposition 2011 à la Galerie ABC
NEW
GALERIE ABC
rue Lebeau, 53 (Sablon)
1000-Bruxelles
Tél./Fax : 32.2.511.32.53 - O475/37.59.27
Du 26 octobre au 24 décembre 2011
de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h30
Fermé le dimanche, le lundi et les 1 et 11 novembre.
exposition d'un ensemble d'oeuvres
du sculpteur
E I J B E R G
Archange II (bronze)
Parmi les oeuvres exposées...
voici quelques dessins réalisés en 2010
(technique : chine, roseau)
Les bronzes d'André Eijberg
Les bronzes d'André Eijberg

Amphore Butterfly Diva petite

Inconnue Isadora Orgueil petit

Kenya
(soapstone)
Exposition 2009 à la Galerie ABC
GALERIE ABC
Rue Lebeau, 53 (Sablon)
1000 Bruxelles
du 3 novembre au 24 décembre 2009
la Galerie ABC a présenté un ensemble d'oeuvres du
sculpteur André EIJBERG
Quelques oeuvres exposées ...

Capuche (lilas)

Oiseau (soapstone) Poisson-lune (soapstone)

Elephanteau (soapstone) Mitoufle (soapstone)
L'efficacité tranquille
Une leçon de tranquille efficacité
par André Eijberg
La technique de la taille directe s'acquiert au fil des années. Il faut vouloir, ne jamais désespérer, l'échec faisant partie de la réussite. Je ne crois pas que la technique soit négligeable mais elle ne me semble pas essentielle. Bizarrement, c'est cependant très souvent ce qui éblouit le plus.
Le choix d'une pierre, de son format, de sa texture, de sa dureté et de sa forme est une démarche déjà plus créative. Regarder cette pierre avec attention, se poser des questions et décider des options possibles en est une autre.
Ce volume qui existe, inerte, est-il plus beau couché que debout ? Ce bloc dans l'espace va-t-il garder sa lourdeur, posé sur son socle ou, au contraire, va-t-on tout faire pour qu'il se dégage, s'élève et devienne léger, aérien comme une aurore boréale ? Les plans, les arêtes vont-elles être vives ou le modelé donnera-t-il au toucher la sensation du poil, de la peau ou de la plume ? Comment obtenir les noirs, les gris, les blancs pour que la lumière joue son rôle de révélateur ? Cette pierre, une fois taillée, va-t-elle être silence, quiétude ou cri, révolte et douleur ?
Imaginons ... une femme, ou peut-être un animal ... Non, et pourquoi pas une pierre, une pierre qui ferait semblant de ressembler à une femme ...
Pour lire la suite, cliquer sur le lien : Une_tranquille_efficacité (suite)
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Illustration : Junon Soapstone
Les Chants profonds
Les Chants profonds (*)
d'André Eijberg
par Pierre Roger TURINE
Avec la régularité du métronome, le sculpteur bruxellois a remis l'outil sur le métier de si noble façon, que je serais tenté
de dire qu'il n'a, en outre, jamais été aussi complet dans ses formes, aussi sensible et précis dans leur affirmation.
Que nul ne voie cependant sous cette notion de précision, une allusion perfide au souci de l'artiste, souci au demeurant appréciable, de ne point davantage retarder l'heure des retrouvailles avec un public qui, bien évidemment, l'attend, si j'en juge l'engouement que suscite derechef chaque nouvelle exposition du plus vibrant des explorateurs des rondeurs féminines. Maître de la ligne et de la forme, André Eijberg l'est sans doute plus encore de cette liberté d'écoute des chants du monde qui le poussent à voir et sentir toujours plus loin. Je veux dire que, loin de se contenter d'acquis qui ont fait merveille, le sculpteur et le dessinateur ne cessent de se compléter, tout en se dépassant avec superbe, chaque jour que Dieu fait. Ne cessent ainsi de s'épanouir et de tendre vers cette plénitude des sens que l'on pressent désormais sous chacun des coups de ciseau, chacun des déboulés du roseau sur le papier.
Naïade - Cerisier - 2005
Classique, on l'a déjà dit, Eijberg n'a pas son pareil pour revisiter, développer, dynamiser, réactualiser des formes qui ont fait sa renommée. Il serait donc un classique doté d'un sens approprié de la marche en avant. Pas question pour lui de se répéter, de ronronner comme les chats qu'il adore pourtant, de se contenter de ces audaces passées qui l'ont bâti et installé en poète incarné de la plastique féminine.
Sa nouvelle exposition (*) confirme l'impression vérifiée qu'avec lui, tout est toujours neuf. Je veux parler du regard, de la tendresse, de l'émotion, de l'amour, de l'exaltation et du désir supérieur qu'il porte en lui pour ces corps de Diane ou Daphné, égéries mythologiques incontournables des chantres de la divine beauté...
Des corps qui clament, mieux que nul autre sujet, toutes les vérités du monde.
Je ne sais comment l'expliquer avec des mots qui auraient une âme, mois les bois nouveaux, polis avec l'abnégation secrète et magique de l'amoureux sublime, jamais pressé d'en finir et cependant obnubilé par l'aboutissement rêvé, dégagent une sensualité si vivante, qu'on en vient à les aimer comme si leurs lointains modèles les avaient dotés de valeur aphrodisiaque. Expert de longue date en l'art d'exalter un corps dans l'espace, André Eijberg l'est tout autant lorsqu'il s'agit pour lui d'élire le bois particulier, et pas un autre, qui confiera à ses épures, leur lisibilité la plus appropriée, la plus exacte.
Ballerine - bronze - 2003
C'est ainsi qu'ébène, iroko, buis, lilas, acajou, tali, prunier, pommier, palissandre, amarante, cerisier, et j'en oublie peut-être, se sont cette fois disputés le droit de lui filer entre les doigts. Et non pas filer dans le sens de s'enfuir de l'établi du tailleur, mais bien plutôt de s'y glisser en matériau d'élection appelé à devenir, sous sa patte de joaillier des forces vives de la nature, l'image sans doute abstraite mais tellement réelle, tellement vraie, d'une identité féminine qu'il décline avec la douceur de mains qui savent le pouvoir des caresses... Fussent-elles éprises, en ce moment-là, du bois qu'elles amènent à sa plus juste expression. Dire qu'Eijberg favorise les rondeurs, les arrondis, les déliés et les corps lovés serait tromper une réalité plus enveloppante et panoramique. Aux courbes propices du « Petit Bouddha » ou de « Pelote », il vous oppose, tout aussi magnanime dans l'expression de sa modestie face aux lois de la nature mère, « Nubie », « Nubilis » ou « Le Nil ».
Eijberg, il est vrai, s'attache à la source plus qu'au tonnerre, aux émulsions terrestres qu'aux printemps trop célestes. II croque la vie à belles dents et ses nymphes, ses ondines et ses amantes ont la senteur et le goût des fruits mûrs.
II en va de même de ses très beaux dessins tracés d'une main qui ne redoute plus les écueils, sûre qu'elle est de donner du poids mais aussi des envolées propices aux élans du roseau et de l'encre. De dos, de profil, de face, debout,
accroupies ou maternantes, ses égéries féminines chantent et dansent, elles n'intriguent jamais. Comme le sculpteur qui leur a confié ses souffles de bonheur, elles irradient la plénitude de leur corps de femmes en équilibre saisissant et tendu entre espoir et conquête, évidence et vérité. Et je n'ai pas parlé de ses bronzes auxquels il confie des polis d'une étonnante et féconde diversité. Une histoire d'amour de plus.
Achille - bronze - 2003
L'art d'André Eijberg est un chant qui allie la profondeur des sens à la beauté des surgissements dans l'espace et face au temps.
Roger Pierre TURINE
(*) Ce texte a été publié lors d’une récente exposition
Sculptures récentes (1)
Sculptures récentes
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N.B. L'intitulé des oeuvres, l'année de réalisation et la matière (ou la technique) utilisée sont repris dans l'album photo en regard de chaque oeuvre.

Barcarolle - Tali - 2005

Somalie - Palissandre - 2005
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N.B. L'intitulé des oeuvres, l'année de réalisation et la matière (ou la technique) utilisée sont repris dans l'album photo en regard de chaque oeuvre.

Douce - Technique mixte - 2004

Noureïev - Crayon - 2004

Rossinante - Technique mixte - 2004






















